Explorateur des nouvelles mobilités

Le smart grid, made in Belle-Île

inOut 2020

 

A Belle-Île-en-Mer, le projet Flex’Mob’Île expérimente le smart grid à l’échelle d’un territoire comparable, tant du point de vue de la taille que des enjeux de mobilité,  à un îlot urbain. Présenté à inOut 2019, ce projet sera sans nul doute riche d’enseignements pour qui veut articuler énergie solaire, véhicules électriques et système de recharge intelligente. Sur une île ou ailleurs.

 

 

Flex’Mob’Île met le contact à Belle-Île-en-Mer ! Dès le mois de mai 2019, et pour une durée de 3 ans, résidents et visiteurs de la plus grande île du Morbihan deviendront les testeurs d’une expérimentation souhaitant allier à terme, véhicules électriques en autopartage, stations de recharge pilotées intelligemment, production et stockage d’énergie photovoltaïques. Le partenariat associe ENEDIS, en tant qu’exploitant du réseau électrique de l’île, le groupe Renault, fournisseur des 20 véhicules électriques individuels mis à disposition, Morbihan énergies, syndicat organisateur du service public de la distribution d’électricité, Les Cars Bleus, acteur majeur de la mobilité à Belle-Île-en-Mer, et bien sûr les communes de cette dernière, sur le territoire desquelles l’expérimentation prendra place.

 

 

Autonomie et intelligence énergétiques

Après avoir mis à disposition 10 véhicules électriques et installé 20 points de recharge en 2019, Flexmob’île ambitionne d’augmenter le nombre de véhicules et de bornes d’ici à 2021. Dans un premier temps, les usagers devront remettre le véhicule à l’endroit où ils l’ont pris et dans un deuxième temps, ils pourront le prendre à un endroit et le laisser à n’importe quelle autre borne de recharge. Ces bornes de recharge seront alimentées par l’énergie photovoltaïque produite par des panneaux installés sur les toits des bâtiments publics de l’île. Ou plus précisément par le surplus d’énergie produit par ces panneaux solaires, une fois que les besoins en énergie des bâtiments seront couverts. Pensé en plusieurs phases finement articulées, le projet n’aurait pu être mis en oeuvre sans un partenariat étroite entre les différentes parties prenantes, comme l’explique Marc Posnic, Directeur territorial ENEDIS Morbihan et Ille & Vilaine, en charge de Flex’Mob’Île et pilote mobilité électrique Bretagne : “Nous avons la volonté de co-construire les solutions avec tous les acteurs de la mobilité du territoire. On ne peut pas faire les choses seuls. ENEDIS ambitionne dans ce programme d’expérimenter des solutions de raccordement et de pilotage de la recharge intelligentes et innovantes pour baisser les coûts de l’insertion des VE dans le système électrique et d’éprouver des solutions en vue de leur généralisation.”

 

 

Un territoire d’expérimentation idéal

Pourquoi Belle-Île-en-Mer ? Parce qu’ENEDIS et ses partenaires y ont trouvé un écosystème d’acteurs favorable à une telle expérimentation, déjà. Mais aussi en raison d’une appétence certaine des habitants - les cibles principales de ce projet - pour la mobilité durable. « Bien souvent, les habitants d’une île sont de fervents défenseurs de la transition énergétique et écologique », note Jean-Philippe Lamarcade, directeur régional Bretagne d’ENEDIS. De par sa géographie, l’île présente des caractéristiques qui permettent de la comparer à un quartier d’une métropole, et d’en tirer des enseignements aussi pour ces derniers, et sur la manière dont les habitants se déplacent à l’échelle d’un quartier. “Même si tous les besoins de déplacement ne pourront être couverts par ce type de solution, on estime que 85 % des trajets en ville se font à l’échelle du quartier”, explique Jean-Philippe Lamarcade. Il ajoute : “On pourrait voir les métropoles comme un archipel d’îles, et comme une juxtaposition de ce que l’on veut tester à Belle-Île”. Usages et acceptation sociale de l’autopartage, gestion des flux énergétiques, stockage, pilotage, etc. : autant de sujets qui animent l’énergéticien, soucieux d’accompagner au mieux l’avènement annoncé de la mobilité électrique, et d’adapter ses réponses, notamment en matière d’infrastructures.

 

 

La mobilité électrique sera intelligente ou ne sera pas

A l’horizon 2030, on prévoit 6 millions de véhicules électriques et environ 7 millions de bornes de recharge (dont 700 000 publiques - on en compte environ 25 000 à l’heure actuelle). Au-delà du rythme de déploiement de ces nouvelles infrastructures, celles-ci posent également un défi d’intelligence dans les choix techniques à réaliser, pour limiter les coûts d’installation et notamment de raccordement - et au passage économiser de l’argent public. Mais également dans le pilotage du système de recharge pour organiser une répartition cohérente de l’énergie lors de pics de consommation, et éviter précisément que des infrastructures supplémentaires ne doivent être construites. “Dans un souci d’économie des coûts d’infrastructures, une modulation de la puissance reçue par les bornes de recharge doit être possible. Le véhicule se rechargera moins vite, mais se rechargera tout de même.” [...] “Si on accepte ça, les investissements pour mettre en place la mobilité électrique seront à notre portée”, résume Jean-Philippe Lamarcade. Rendez-vous dans 3 ans (à inOut ?) pour découvrir les enseignements de cette expérience inédite !

 

Crédits photo : Renault

 

 

29/05/2019

Rejoignez l'expérience inOut

Du 28 au 31 mars 2019, rendez-vous à Rennes pour explorer les nouvelles mobilités

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